Communication culturelle : prix 2006
Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud 2006 décerné à Masao TSUJIOKA (Japon) et à Abderraouf BENMOUSSA (Maroc).
Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud 2006 a été décerné à Masao TSUJIOKA (Japon) et à Abderraouf BENMOUSSA (Maroc).
En cette quinzième année depuis sa création, le Prix honore la coopération internationale en faveur du développement économique et social, en la personne du Représentant Résident de l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) au Maroc en reconnaissance de l'importance que cette institution accorde à la communication culturelle dans ses projets. Le lauréat du Sud est le Président de l'APMP/JICA (l'Association des Participants Marocains aux Programmes de la JICA), M. Abderraouf BENMOUSSA.
On trouvera les fiches de présentation de ces deux institutions ainsi que les curriculum vitae des lauréats à la fin de ce texte. Les adresses des sites de ces organisations sur l'Internet sont : www.jica.go.jp/english/ et www.apmpjica.ma.
LE PRIX DE LA COMMUNICATION CULTURELLE NORD-SUD a été créé en 1991 par le Professeur Mahdi ELMANDJRA à la suite de la publication de son livre Première Guerre Civilisationnelle. Il est attribué annuellement le 17 janvier, date anniversaire de la guerre meurtrière qui fut déclenchée, en 1991, contre le peuple irakien et qui se prolonge encore à ce jour avec une considérable perte de vies innocentes.
Ce Prix est financé par les droits d'auteur des écrits de son initiateur. Il a été octroyé, pour la première fois en 1992, à Ahmed SANOUSSI (Maroc), satiriste et à Larbi SEBBAN (Maroc), caricaturiste des journaux "Al Alam" et "Al Quds". Les lauréats de 1993 furent Ramsey CLARK, ancien ministre de la Justice (Etats-Unis) et Mounir BASHIR (Iraq). Il a été décerné en 1994 à deux hommes de théâtre, Ibrahim SPAHIC (Bosnie) et Taib SEDDIKI (Maroc).
Il fut remis, en 1995, au Professeur Yuzo ITAGAKI de l'Université de Tokyo (Japon), en 1996 aux Professeurs François BURGAT (France) et Ahmed LAKHDAR-GHAZAL (Maroc). Il fut attribué en 1997 à l'Association internationale FUTURIBLES (France) et à l'Agence de Presse et d'édition Chiraa Tanger (Maroc). En 1998, il a été remis à Ahmed BEN YESSEF un des maîtres peintres des écoles de Tétouan et Séville et El Mostafa REZRAZI, le premier marocain à obtenir un doctorat d'une université japonaise.
Le Prix fut attribué en 1999 à l'enfance Irakienne collectivement, d'une part, et à un homme de cœur, de probité et de grand courage : Denis HALLIDAY (Irlande) qui démissionna de son poste de Coordinateur de l'Action Humanitaire des Nations Unies le 31 octobre 1998 en signe de protestation contre les effets néfastes de l'embargo imposé à l'Irak et dont plus de 500.000 enfants furent victimes.
Les lauréats de l'an 2000 furent Kiichi FUJIWARA (Japon) Professeur de Relations Internationales (International Politics) à l'Université de Tokyo et à Amal BOUJEMAA qui fut la première fille née à la Maternité du Souissi à Rabat en l'an 2000.
Les lauréats de 2001 étaient : le martyr Mohamed Jamal AL-DURREH (Palestine) et tous les enfants de l'INTIFADA et Talal ABU RAHMA, reporter de France 2.
Le Prix pour l'année 2002 a été attribué au Professeur Riccardo PETRELLA (Italie) Conseiller auprès de la Commission Economique Européenne et enseignant à l'Université Catholique de Louvain ainsi qu'au Dr. Said ZULFICAR (Egypte) ancien fonctionnaire international de l'UNESCO, ancien Secrétaire général du Prix d'Architecture de l'Aga Khan et actuellement Secrétaire général de " Patrimoine Sans Frontières ".
En 2003 le Prix fut attribué à Ignacio RAMONET (France), rédacteur en chef du Monde Diplomatique et Abdel Barri ATWAN (Palestine), rédacteur en chef du journal AL QUDS publié à Londres.
Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud 2004 a été décerné à Khaireddine HASEEB (Irak) et Jan OBERG (Danemark) et honorait les études sur la paix, le futur et l'unité, trois essentiels objectifs de la communication culturelle.
Le Prix n'a pas été attribue en 2005 car ce fut une des années les plus néfastes en matière de communication entre les cultures an Nord comme au Sud où les populations et les " élites " des deux bords - avec quelques rares exceptions - semblent accepter et entériner l'agression militaire et l'injustice.
Mahdi Elmandjra,
Rabat, le 17 janvier 2006.
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Bref aperçu sur la JICA et sa contribution au Royaume du Maroc
L'Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) est un organisme public chargé de l'exécution de la coopération technique et des études préliminaires de l'aide financière non remboursable du Japon, dans un cadre bilatéral.
Fondée en 1974, la JICA œuvre dans l'objectif premier d'apporter plus de paix et de prospérité dans le monde. Elle offre une aide axée sur le développement des capacités, notamment le renforcement des systèmes institutionnels et organisationnels, et la valorisation des ressources humaines. Cette aide doit permettre aux pays en voie de développement de poursuivre d'une manière durable leur propre progrès socio-économique.
Depuis son implantation au Maroc, en 1967, la JICA contribue aux efforts de développement à l'œuvre dans le Royaume. Sa stratégie s'articule autour de quatre axes prioritaires :
- La contribution pour le développement rural,
- La contribution pour le développement de secteurs productifs (tels que les pêches maritimes, l'agriculture, les mines),
- La promotion de la coopération Sud-Sud (Japon-Maroc-Pays d'Afrique),
- Le développement des ressources humaines et le renforcement des capacités nationales.
Les actions de coopération menées visent la réduction des disparités économiques et sociales entre les zones urbaines et rurales et le développement de la décentralisation. Les projets que réalisent la JICA dans les secteurs sociaux de base, en l'occurrence l'éducation, la santé, et les ressources en eau, s'inscrivent dans le droit fil de la philosophie de l'INDH.
Son aide va également aux secteurs productifs tels que les pêches maritimes, l'agriculture et les mines afin d'améliorer la compétitivité et de relever le niveau économique du Maroc.
Aussi, depuis 1998, date le la tenue de la Deuxième Conférence de Tokyo sur le Développement de l'Afrique, les relations de coopération entre le Japon et le Maroc se sont élargies pour couvrir les pays africains plaçant leur partenariat dans le contexte de la Coopération Sud-Sud. Avec l'aide financière et technique de la JICA, des séminaires en groupe et individuels sont organisés périodiquement dans les domaines de l'industrie des pêches maritimes, de la pêche artisanale, de l'entretien routier, de la marine marchande, de l'eau potable et de l'assainissement.
A travers l'affectation d'experts et de volontaires jeunes et seniors, l'organisation de stages de formation au Japon et l'invitation de jeunes cadres marocains au pays du soleil levant, la JICA vise le partage des connaissances et des expériences mutuelles afin de permettre aux populations d'affermir leur propre capacité de développement en améliorant le sentiment d'appropriation au niveau national et communautaire et assurer la pérennité des résultats des actions entreprises.
Bref Curriculum Vitae de M. Masao TSUJIOKA
Né le 07 février 1947 à Osaka (Japon), M. Tsujioka a débuté sa carrière en 1970 avec l'Agence de Coopération Technique d'Outre-mer (OTCA) ou (Overseas Technical Cooperation Agency), organisation gouvernementale chargée de l'aide publique au développement du Japon, devenue actuellement l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA).
Durant sa carrière au sein de la JICA (Tokyo), M. Tsujioka a exercé auprès de divers Départements notamment le Département de la Planification, le Département de l'Aide Financière Non Remboursable, et le Service des Volontaires Japonais pour la Coopération à l'Etranger (JOCV) où il a occupé le poste de Directeur des Relations Publiques.
Aussi, pendant plus de dix années, M. Tsujioka a occupé le poste de Représentant Résident de la JICA auprès des bureaux de la JICA à l'étranger, notamment celui du Maroc, du Soudan, et de la Tunisie. Son travail lui a permis de visiter plus de 74 pays dans le monde.
Sa première visite au Maroc remonte au mois de janvier 1976 où il fût affecté en tant que Coordinateur des Volontaires JOCV jusqu'à mars 1979 et son deuxième séjour au Maroc lorsqu'il fût désigné, en juillet 2003, Représentant Résident de la JICA au Maroc et occupa ce poste jusqu'à ce jour.
A travers son expérience professionnelle, M. Tsujioka tiens à souligné l'importance du travail dans la continuité des relations amicales. Cette continuité a été établie grâce à l'assistance technique japonaise pour le développement du Maroc, à travers l'envoi des volontaires et des experts techniques japonais, ainsi que le programme de formation qui consiste à inviter des Marocains en formation au Japon, et ce depuis 1967. Le contact direct des personnes dans chaque domaine de travail est la clé pour une meilleure compréhension des gens de cultures différentes et la manière japonaise de l'assistance technique l'a réalisé avec succès.
Quoique la différence de la langue entre les deux pays, la patience et les efforts déployés par les personnes pour se comprendre tout en travaillant ensemble dans le même endroit pendant un nombre d'années précis a rendu possible cette compréhension et cette entente.
Dès lors, il est pour M. Tsujioka, un grand plaisir et une grande appréciation du rôle qu'il assume dans le développement de cet aspect de la communication culturelle notamment à travers les activités de l'Association des Participants Marocains aux Programmes de la JICA (APMP/JICA).
M. Tsujioka est membre de la société japonaise pour le développement International, la société japonaise pour l'Anthropologie culturelle, la société japonaise d'étude comparative des civilisations et la société des chercheurs pour le Développement International.
Association des Participants Marocains aux Programmes de l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (APMP/JICA)
Association de droit marocain, elle a été créée le 31 mars 1989 à l'instar des "Alumni Associations" dont l'idée de création est inspirée par la JICA dans plusieurs pays.
L'APMP/JICA se propose d'être un réseau d'amitiés à travers le Maroc, et un forum d'échange et de contact entre les membres de l'association d'une part et avec nos amis les japonais d'autre part. Et ce, dans le but de faire connaître et apprécier le Japon aux Marocains et le Maroc aux Japonais
L'association organise également des visites de projets réalisés dans le cadre de la coopération maroco-japonaise, des rencontres entre les membres de l'Association et la communauté japonaise au Maroc et des séances d'information sur le Japon au profit de nouveaux stagiaires marocains (voir www.apmpjica.ma).
Bref Curriculum Vitae de Abderraouf BENMOUSSA
Né le 26 décembre 1957 à Salé, M. Abderraouf Benmoussa a été élu en mars 2005, Président de l'Association des Participants Marocains aux Programmes de l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (APMP/ JICA), qu'il connaît très bien car il a occupé plusieurs fonctions au sein de cette institution notamment, la fonction de Secrétaire général de 1997 à 1999 et de trésorier de 1999 à 2005.
La spécificité de cette association est qu'elle regroupe tous les candidats marocains ayant bénéficié de stages de formation au Japon dans le cadre des relations bilatérales entre le Maroc et le Japon, à travers le programme de formation technique de la JICA.
Etant l'un des 900 stagiaires marocains qui constituent cette association créée en 1989, M. Benmoussa œuvre inlassablement ainsi que l'équipe dirigeante à poursuivre le dialogue et la communication entre les japonais et les marocains, à travers l'organisation de manifestations d'ordre culturel, scientifique, ou de visites techniques dans différentes régions du Maroc.
M. Benmoussa est spécialiste dans le domaine des pêches maritimes et, dans le cadre de sa profession, a bénéficié d'une formation au Japon en 1996 sur l'aménagement des ressources halieutiques et les réglementations maritimes.









































Hallo.! Gutes Neues Jahr 2008.!
Rédigé par: AngelaBridget | le sam. 12 janv. 2008 à 06:03