Le marché de l'art au Maroc (2/8) :une bulle spéculative ?
Forts d'une expérience de plusieurs décennies dans le domaine et le commerce de l'art, nous nous autorisons à livrer notre appréciation de l’évolution actuelle du marché de l’art au Maroc, des espoirs mais également des dangers potentiels que cette évolution recèle : nous pensons ainsi rester fidèles à l’orientation que nous avons délibérément donnée à ce site dès son lancement.
Ceux qui ont vécu ou étudié certains événements liés aux spéculations sur le marché de l’art savent que les réveils sont parfois douloureux : que l’on se souvienne de 1974, 1981 ou 1992, toutes ces dates qui ont enregistré des crash monumentaux de certains peintres pourtant classés grands maîtres, blue ships et autres valeurs top, et qui du jour au lendemain ont vu leur cote dégringoler et perdre jusqu’à 90% de leur valeur : nous n’inventons rien, les guidargus et l’historique des cotes sont là pour étayer nos affirmations.
L’histoire enseigne ainsi que souvent le paradis des spéculateurs se transforme en enfer pour les amoureux de l’art.
Nous aborderons prochainement les questions liées directement à l’organisation des ventes aux enchères et aux techniques mises en œuvre pour la promotion de cette forme de vente, et en particulier :
- Le fonctionnement du système des enchères en Europe et les règles de base régissant l’intervention des principaux acteurs : Maisons de ventes, commissaires priseurs, experts et marchands.
- Les techniques mises en œuvre dans l’intermédiation acheteurs vendeurs : estimations, prix de réserve, frais, garanties, assurances…
- Les pratiques occultes et pourtant réelles, qui faussent les ventes: bourrage, ligue de marchands, fausses ventes, faux achats, etc.
- L’évolution des ventes aux enchères au Maroc, et leur situation actuelle au regard de la législation en vigueur et des pratiques de ces dernières années.
- L’introduction au Maroc de maisons de ventes étrangères et ses conséquences sur le système des enchères en particulier et le commerce de l’art en général.
- La problématique liée à la circulation des œuvres, et en particulier le statut de celles qui sont importées en vue de leur vente au Maroc. Nous étudierons les conséquences de ces importations, officielles ou officieuses, sur la transparence des transactions, et le respect des règles d’une saine et loyale concurrence entre maisons de ventes d’une part, et entre ces dernières et le reste du commerce de l’art, antiquaires et galeristes d’autre part.
- Le rôle des galeristes, notamment au regard de la peinture Marocaine contemporaine.
Lire la suite : les ventes aux enchères.









































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