Le marché de l’art au Maroc (8/8) :professions de l’art et rôle de l’Etat
Nous avons passé en revue les différentes composantes du marché de l'art au Maroc, pour aboutir à un premier diagnostic dont ressortent quelques faits saillants.
- La persistance du règne de l'informel et du flou, qu'il s'agisse de l'origine des œuvres mises sur le marché, de leur qualification en termes technique, historique ou esthétique.
- La multiplication des faux en tous genres, encouragée par les cotes sans précédent atteintes par les peintres aussi bien orientalistes que marocains.
- L'impossibilité objective de recourir à un système d'expertise suffisamment fiable pour rassurer une clientèle de plus en plus échaudée par les mésaventures des uns et des autres.
- L'étiolement, pour ne pas dire l'écroulement du réseau traditionnel des antiquaires et brocanteurs, réseau qui avait assuré jusqu'à il y a encore quelques années l'essentiel des transactions en antiquités et objets d'art.
- La stagnation pendant ces vingt dernières années des galeries dans les principales villes du Maroc, suivie il y a peu d'une timide renaissance.
- L'émergence et le succès rapide, bien qu'inégal d'une maison à l'autre, du système des ventes aux enchères.
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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les ventes aux enchères ont existé au Maroc pratiquement sans interruption depuis les années 1920.
On sait par exemple que les ventes dites à l’encan en Belgique ne sont que très mollement encadrées, et qu’à Bruxelles plus d’une centaine de maisons pratiquent dans des conditions très libérales, tant pour ce qui est des horaires (certaines galeries vendent des objets quasiment en continu) que pour les conditions de ventes ou les techniques (enchères montantes et descendantes par exemple).






























